La spiritualité de
 Saint François de Sales

dans le diocèse de Luçon  - Vendée
 

Bouquet spirituel 

Vous avez un grand désir de la perfection chrétienne : c'est le désir le plus généreux que vous puissiez avoir, nourrissez-le et faites-le croître tous les jours.

Le moyen de s'unir à Dieu ce doit être principalement l'usage des Sacrements et de l'oraison...

Il faut considérer le prochain en Dieu, qui veut que nous l'aimions... Il faut s'exercer en cet amour du prochain... Il faut rapporter à ce point les oraisons et méditations, car après avoir demandé l'amour de Dieu il faut toujours demander celui des prochains, et particulièrement de ceux auxquels notre volonté n'a nulle inclination. 

En tout il faut que la charité domine et nous éclaire, pour nous faire condescendre aux volontés du prochain en ce qui ne sera point contraire au commandements de Dieu.

(Lettre à Mme brulart, 3 mai 1604)

La vertu de dévotion* n'est autre chose qu'une génrale inclination et promptitude de l'esprit à faire ce qu'il connaît être agréable à Dieu ; c'est une dilatation du coeur de laquelle David disait :
 J'ai couru en la voie de vos commandements quand vous avez étendu mon coeur.

Lettre à Mme Brulard, 13 ocotbre 1604

Le chemin de la sainteté : Fidélité à l'Évangile et fidélité à l'Église
Il faut avant toutes choses observer les commandements de Dieu et de l'Église, qui sont établis pour tout fidèle chrétien, et sans cela il n'y peut avoir aucune dévotion
* au monde.
Outre les commandements généraux, il faut soigneusement observer les commandements particuliers qu'un chacun a pour ce qui regarde se vocation ; et quiconque ne le fait, quand il ressusciterait les morts, il ne laisse pas d'être en péché, et damné, s'il y meurt.

Voilà donc deux sortes de commandements qu'il faut soigneusement observer pour fondement de toute dévotion ; et néanmoins la vertu de dévotion ne consite pas à les observer, mais à les observer  avec promptitude et volontiers .

Ce n'est pas à nous de choisir à notre volonté ; il faut voir ce que Dieu, et si Dieu veut que je le erve en une chose, je ne dois pas vouloir le servir en une autre.

C'est notre chétive nature qui veut toujours que sa volonté soit faite, et non pas celle de Dieu. Or, à mesure que nous aurons moins de notre propre volonté, celle de Dieu sera plus aisément observée.

Lettre à Mme Brulard, 13 ocotbre 1604

* vie de sainteté.




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