Saint François de Sales

la joie d'aimer

Bienvenue


Ami visiteur, bienvenue sur ce site dédié à la spiritualité de Saint François de Sales. Il est un bon compagnon de route et un bon maître pour vivre l'Évangile au quotidien. Chaque jour, tu peux venir puiser à cette source pour t'abreuver auprès du docteur de l'amour. À son école tu découvriras et apprendras la joie d'aimer.

Bonne visite.
 
Olivier Bousseau,
Prêtre de St François de Sales, diocèse de Luçon - 85
 
 
Saint François de Sales en bref

François de Sales (1567-1622), évêque de Genevève, en résidence à Annecy, au temps ou la ville épiscopale était prostestante. est ordonné prêtre le 18 décembre 1593, et consacré évêque le 8 décembre 1602. Dans un premier temps, il se consacre au rétablissement du catholicisme dans la région du Chablais, puis comme évêque se fait pasteur infatigable de son peuple, attentif à chacun, quelque soit son rang social. Le 8 juin 1610, avec Jeanne de Chantal, il fonde l'ordre de la Visitation, qui comprend aujourd'ui presque 150 monastères dans le monde. Ses nombreux écrits, dont l'Introduction à la Vie Dévote et le Traité de l'Amour de Dieu, sont une mine d'or pour qui veut vivre la sainteté au quotidien. Depuis plus de 400 ans, la famille salésienne est devenue un grand arbre aux branches multiples.
 
Paroles de Saint François de Sales
 
La semence est la Parole de Dieu (Lc 8, 11)
 
Ô rare et admirable semence, semence tirée du Ciel, jetée en terre, mais semence délicate, laquelle si elle n'est pas reçue en une bonne terre, ne fructifie en aucune façon, mais laisse d'autant plus abominable le terroir, qu'elle est admirable et précieuse. La semence est la parole de Dieu. Comme le même soleil fait voir au printemps la beauté des jardins, des champs, des prés, des bocages et riantes campagnes, et découvre la laideur des égouts et cloaques, ainsi la même semence qui met en prix la fertilité d'un champ, fait connaître la stérilitié de l'autre et le met en mépris. Combien donc est-il important que la terre soit bien disposée à recevoir cette sainte semence.
La semence est la parole de Dieu : le fruit c'est la foi, l'espérance, la charité et le salut ; la terre c'est notre coeur. Ô comment est-ce que se disposerait ce coeur, cette terre, s'il considérait qui est celui qui sème. Il verrait que c'est Notre Seigneur :Celui quisème sort pour semer le grain. S'il considérait à quelle intention, il verrait que c'est afin que nous portions du fruit par la patience. S'il considérait qui est celui qui reçoit cette semence, il verrait que c'est un coeur qui n'est que terre, poussière, cendre ; car le smeur le mettrait en attention, la terre en humilité, l'intention du semeur en action.
La parole de Dieu, selon sa nature, doit être prêchée, semée et annoncée. Que si elle est est écrite, ce n'a pas été pour abolir la prédication, mais plûtôt pour l'accomoder et enrichir... L'ouïe ne reçoit la parole sinon dite; loeil écrite. Aussi verrez-vous en saint Paul :  La foi vient pat l'ouïe, et l'ouïe par la parole de Dieu... Nous prêchons Jésus-Christ crucifié.... La parole de Dieu que vous avez ouïe... Il n'y a qu'un seul Dieu, et qu'un Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s'est livré pour la rédemption de tous, etc. C'est pour cela que j'ai été établi moi-même prédicateur et Apôtre... Annonce la parole, insiste à temps, etc... Prêchez l'Évangile à toute créature."
(Sermon pour le dimanche de la sexagésime, 9 février 1597)

 
Saint François de sales et le monde des abeilles

 
Regardez les abeilles sur le thym,  elles y trouvent un suc fort amer, mais en le suçant elles le convertissent en miel, parce que telle est leur propriété. Ô mondains, les âmes dévotes trouvent beaucoup d'amertume en leurs exercices  de mortification, il est vrai, mais en les faisant elles les convertissent en douceur et suavité. (I.V.D. I, 2)

La reine des abeilles ne se met point aux champs qu'elle ne soit environnée de tout son petit peuple, et la charitê n'entre jamais dans un coeur qu'elle n'y loge avec soi tout le train des autres vertus, les exerçant et mettant en besogne ainsi qu'un capitaine fait ses soldats ; mais elle ne les met pas en oeuvre ni tout a coup, ni egalement, ni en tous temps, ni en tous lieux. IVD III, 1

Tout ainsi que les piqûres des abeilles sont plus cuisantes que celles des mouches, ainsi le mal que l'on reçoit des gens de bien et les contradictions qu'ils font sont bien plus insupportables que les autres; et cela néanmoins arrive fort souvent, que deux hommes de bien, ayans tous deux bonne intention, sur la diversité de leurs opinions, se font des grandes persecutions et contradictions l'unà l'autre. Soyez patiente, non seulement pour le gros et principal des afflictions qui vous surviendront, mais encore pour les accessoires et accidens qui en dependront. IVD III, 3

Resouvenez-vous que les abeilles au temps qu'elles font le miel, vivent et mangent d'une munition fort amère, et qu'ainsi nous ne pouvons jamais faire des actes de plus grande douceur et patience, ni mieux composer le miel des excellentes vertus, que tandis que nous mangeons le pain d'amertume et vivons parmi les angoisses. Et comme le miel qui est fait des fleurs de thym, herbe petite et amère, est le meilleur de tous, ainsi la vertu qui s'exerce en l'amertume des plus viles, basses et abjectes tribulations est la plus excellente de toutes. IVD III, 3

Comme les abeilles se voyant surprises du vent en la campagne, embrassent des pierres pour se pouvoir balancer en l'air et n'être pas si aysement transportées à la merci de l'orage, ainsi nostre âme ayant vivement embrassé par résolution le précieux amour de son Dieu, demeure constante parmi l'inconstance et viciscitude des consolations et afflictions, tant spirituelles que temporelles, tant extérieures  qu'intérieures. IVD 4, 13)
Saint François de Sales, apôtre

 
L’imagination chez Saint François de Sales
 
L'imagination du saint Évêque de Genève, colorant et embellissant sa pensée, lui donne un nouvel éclat et une plus grande puissance. Les comparaisons abondent sous sa plume, depuis la métaphore produite par une seule expression pittoresque, jusqu'à l'allégorie dont la durée embrasse tout un chapitre : elles sont particulièrement employées, soit pour rendre plus intelligible une conception abstraite ou métaphysique, soit pour ennoblir une pensée vulgaire, soit encore pour faire ressortir la beauté de sentiments semblables ou opposés, par les rapports ou les contrastes qu'ils présentent. C'est bien cette qualité qui soutient constamment l'intérêt du lecteur, lors même que les sujets sont moins capables de l'attirer : sous la plume de l'aimable Écrivain, jamais rien de monotone, rien de fastidieux ; grâce aux descriptions, aux narrations, aux dialogues, le récit devient une série de tableaux et acquiert souvent un charme presque dramatique. L'imagination joue encore un rôle important dans la construction de certaines phrases incisives, bien cadencées, et parfois même dans un seul mot où la pensée du saint Docteur est enchâssée comme un diamant dans l'or : " Rien de beau, de fort, de touchant, " disait un jour Pie IX, " comme un mot de saint François de Sales." (Extrait de l’Introduction générales des Ouvres dans l’Édition d’Annecy, Tome I)